Percevoir l’imperceptible

Il y a peu, en regardant le très bon (et divertissant) film documentaire « Que sait-on vraiment de la réalité ? » qui traite de la vision du monde chamboulée que nous propose la physique quantique, je fus marqué par une anecdote racontée par un des scientifiques interrogés. On raconte que, à l’arrivée des navires de Christophe Colomb dans les caraïbes, les indiens ne les voyaient pas ! En fait, le concept et l’existence même de ces bateaux n’existant pas pour eux, leur cerveau ne parvenait pas à se forger une représentation mentale de ce que leurs yeux avaient pourtant « vu ». Seuls les chamans devinaient l’existence de ces bateaux, non pas en les « voyant », mais en observant les variations se manifestant dans l’eau…

La neurologie sait bien que la vision ne vient pas tant des yeux en eux-mêmes que de l’interprétation faite par notre cerveau des informations transmises par nos yeux et le nerf optique. Ainsi, il est évident que nous ne pouvons « voir » que ce que notre cerveau est capable d’interpréter. Et cette capacité d’interprétation du cerveau dépend bien-entendu de notre culture, nos attentes, notre patrimoine génétique… D’ailleurs, face à une même scène, nous avons déjà tous fait l’expérience de constater que nous n’avons pas vu la même chose que notre voisin. Dans le même ordre d’idée, des personnes « voient » des choses que nous ne percevons pas: des entités, des énergies… Ainsi, lorsque je pratique un soin « chamanique », je modifie mon état de conscience afin de percevoir d’autres réalités. Comme mon cerveau est très visuel, j’ai parfois l’impression de vraiment « voir » : c’est en fait comme s’il traduisait sous forme d’images des informations plus subtiles qu’il reçoit (des énergies, des mémoires…).

Où veux-je en venir, me direz-vous ? Tout d’abord à partager avec vous une grande leçon d’humilité: nous aussi sommes comme ces indiens ne « voyant » que ce qu’ils sont capables de voir. La Réalité ne peut être complètement appréhendé, tant nos conditionnements, croyances, et la sous-exploitation de nos sens sont massifs ! En prendre conscience est nécessaire pour apprendre la relativité des choses, pour éviter les certitudes et les entêtements. La question, me semble-t-il, n’est pas tant d’être certain de notre réalité que d’avoir Foi en une Réalité…

Autre point important à mes yeux: ce que nous ne voyons pas n’en a pas moins une existence et une influence sur nous! Ainsi en est-il de ce que l’on nomme confusément « énergie »: l’énergie d’une personne, d’un produit, d’un lieu. Nous sommes de plus en plus nombreux à être plus ou moins conscients de cette « énergie ». Tels les chamans indiens de l’histoire, nous commençons déjà à percevoir les clapotis engendrés par les navires au mouillage. Notre conscience s’ouvre à des réalités nous échappant jusqu’ici. Mais il nous appartient de developer cette perception, tels de bons gymnastes de la conscience, ne serait-ce qu’en prenant le temps de percevoir: au-delà de mes sens habituels, quel ressenti ai-je au contact de ce produit, de cette personne ? Où et comment cette sensation se manifeste-t-elle ?

Même encore grossières, ces nouvelles perceptions sont de considérables leviers d’action sur le monde ! Elles permettent en effet de prendre conscience de ce qui nous influence, comme de notre propre pouvoir d’influence. Pour « visualiser » cela, je ne peux que vous inviter à replonger dans les travaux de Masaru Emoto. Surtout, cette ouverture de nos perceptions est la clé pour être à même de faire des choix éclairés qui, tels des dominos, entraîneront en cascade d’autres personnes dans leur sillage. Manger un plat fait avec amour nous nourrit bien plus que le même plat fait dans l’aigreur par exemple. Des sens éveillés nous le font sentir. Une crème visage d’un fabricant passionné et respectueux de l’environnement et de ses clients sera plus efficace qu’une crème conçue uniquement comme un produit à vendre à tout prix ! Il nous appartient d’apprendre à sentir ces différences: le monde pourra alors changer positivement !

Imaginez qu’un grand nombre d’entre nous soient en mesure de consommer avec cette conscience nouvelle: les usurpateurs, exploiteurs et autre cyniques ne pourraient pas survivre longtemps… Du moins économiquement. Imaginez un monde où l’amour, le respect de l’autre et de son environnement, soient reconnus et encouragés… Imaginez…

Dites, vous commencez vous aussi à voir les navires au loin ?

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3 commentaires Ajouter un commentaire

  1. eXponentielle dit :

    bel article, merci pour le partage

  2. Grand Joel dit :

    la perception…… quel magnifique sujet…
    effectivement, le monde serait tellement meilleur si chacun(e) pouvait voir les navires au loin.

  3. Yves Ponroy dit :

    Très beau texte. Il y a effet beaucoup de domaines dans lequel nous ne « voulons » pas voir la réalité, parce qu’elle nous gêne ! La prise de conscience est toujours un processus douloureux et difficile.

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